
On débute avec Let Me Die de Mammal, un disque sur lequel Gary Beauvais part en quête de beats parasités. Le fait qu’il soit basé à Detroit n’est peut-être qu’une coïncidence mais toujours est-il que ces pistes évoquent une forme de techno léthargique et austère, où les platines auraient été remplacées par un couple marteau-piqueur/imprimante à aiguilles (et le résultat est beaucoup plus fin que l’on ne pourrait le croire…).
Dans un domaine tout autre, la rencontre entre Anthony Braxton et Wolf Eyes avait sans doute constitué l’un des temps forts du FIMAV 2005. Et il aura finalement fallu attendre une année pour la voir enfin immortalisée sur disque.
Par rapport au bootleg qui avait circulé dans les jours suivants le concert, la différence de qualité de son est telle que l’on serait tenté de parler de métamorphose pour cet enregistrement. Equilibré et loin de sombrer dans la surenchère cacophonique, Black Vomit se déroule au contraire dans de vastes espaces où le sax de Braxton survole un magma tantôt stagnant, tantôt bouillonnant.

Une sélection d'extraits de ces trois albums: ici.
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