Et si Can garde l’image d’un grand jam band (ou plus exactement, qui savait tirer la quintessence de jams dépassant la dizaine d’heures...), ce fut aussi un superbe groupe de rock’n roll.
Un morceau en écoute, le titre d’ouverture: Butterfly.
"What... is your quest? To seek the Holy Grail."
Dans un domaine tout autre, la rencontre entre Anthony Braxton et Wolf Eyes avait sans doute constitué l’un des temps forts du FIMAV 2005. Et il aura finalement fallu attendre une année pour la voir enfin immortalisée sur disque.
Par rapport au bootleg qui avait circulé dans les jours suivants le concert, la différence de qualité de son est telle que l’on serait tenté de parler de métamorphose pour cet enregistrement. Equilibré et loin de sombrer dans la surenchère cacophonique, Black Vomit se déroule au contraire dans de vastes espaces où le sax de Braxton survole un magma tantôt stagnant, tantôt bouillonnant.
Et deux liens:
S'ils sont régulièrement emmenés par les guitares (électrique ou acoustique), les morceaux font néanmoins appel à une instrumentation hybride (mbira, bol chantant, clavier, percussions...), souvent exploitée uniquement dans la recherche d'un écho lo-fi, étrange et lointain: une de ces épopées cosmiques, à caler idéalement entre deux disques PSF.
Un extrait de Dosei De No Dokusyo.